Les artistes & liens internet

Sélection 2017 /





Stanislav Dorochenkov
est né en 1981 à Moscou.  

Stanislav réalise des études de journalisme et d'histoire du théâtre et du cinéma à Moscou. Arrivé en France, il suit les cours d’Alain Badiou, Jean-Luc Nancy, Jacques Derrida tout en faisant un master de théâtre à Paris au sujet de « La dialectique dans la mise en scène de Moïse et Aaron de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet ». 

Au contact du milieu du cinéma expérimental parisien, il fonde une association Lyncæi Production et tourne son premier film La vie est tombée comme une ménagerie de 2003 à 2005, mélangeant les formats 16mm, Super 8, Betacam. En 2007, selon le même schéma de production, il tourne Ateisti Fulminati. Le film est dédié à la fin de circulation de la pellicule Kodak Super 8 40 ASA. Le film marque une collaboration avec Joseph Morder, pour laquelle Stanislav Dorochenkov interprète Sacha dans son film J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un

Une riche expérience de comédien lui a permis d’élaborer une technique de mise en scène et de travail actoral. Ainsi, dans les films Postface à la brochure de 1942 et Scène de Faust, il travaille le texte comme une partition musicale et supprime la ponctuation en la remplaçant par la respiration, pour éviter la psychologie. 

Une autre facette de son travail consiste en une recherche autour de manuscrits et de textes rares et inédits. En Pologne et en Ukraine, en 2012, il commence une étude sur Bruno Schulz afin de composer une reconstruction imaginaire de son roman perdu pendant la Seconde Guerre Mondiale, Le Messie. Ce travail, dont une esquisse a été réalisé en vidéo en 2012, connaît un développement sous la forme d’un scénario de long-métrage co-écrit avec le poète Samy Lariby. 
En 2014, à Marseille, il commence une longue recherche pour un ambitieux projet de film, L’iliazde, basé sur les archives d’un artiste russe-géorgien, Ilia Zdanevich (Iliazd). Réputé en tant qu’éditeur de livres rares, Illiazd reste encore méconnu pour une large part de son œuvre. 
Ce travail a été remarqué par le FID de Marseille en 2014. En 2015, il part faire des explorations de la géographie de sa vie. Ces voyages ont été enrichis de nouvelles trouvailles. Ce travail a été invité par Boris Fridman, le commissaire de la première exposition d’Iliazd à Moscou au musée Pouchkine qui a montré des extraits de son futur film lors de l’exposition “Iliazd, le XXe siècle d’Ilia Zdanevitch ".


II


Mélissa Epaminondi
Née en 1977.
Vit et travaille à Paris et Oletta en Corse.

Mélissa Epaminondi est diplômée de l'Ecole d'Architecture de Marseille Luminy. Architecte et artiste, elle poursuit sa pratique initiale et réalise des films, vidéos et installations. Depuis 2008, elle mène son activité d'architecte au sein du collectif L140. Elle dirige un workshop d'art vidéo à l'Université de Corse Pascal Paoli.
Dans le prolongement des bâtiments qu'elle construit, ses films, vidéos et installations sont des architectures projectives révélant l'inconscient individuel ou collectif. Les références à la culture populaire sont présentes dans ses œuvres dont l'univers part d'un regard alternativement amusé et grinçant sur le monde.
www.melissaepaminondi.fr

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Cyril Galmiche
Né en 1981 à Saint-Germain-en-Laye, France.
Il vit et travaille à Paris.

Cyril Galmiche est un artiste pluridisciplinaire diplômé de l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Il développe les notions d'ubiquité, de non-narration et de distanciation dans sa pratique de la vidéo et de la photographie. Ses projets sont des scénarios où le protagoniste principal serait la ville. En général, il travaille à partir de captation de la réalité dans des lieux singuliers de l'espace urbain. Il y insère parfois des micro-éléments fictifs de type chorégraphie du quotidien. Dans chacun de ses projets, il décompose puis recompose l'espace urbain avec des temps et des espaces différents. En 2012, il part un an en Chine pour réaliser Trajectory et Portrait ubiquitaire au cours de deux résidences d'artiste (AM art Space, Swatch Art Peace Hotel). Actuellement, il vit et travaille à Paris.
www.cyrilgalmiche.com


II



Paul Heintz
est né en 1989. Il vit à Paris.

Suite à des études à l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts de Nancy, Paul Heintz poursuit sa formation artistique aux Arts Décoratifs de Paris. Depuis il développe son travail artistique entre Paris et Tourcoing, où soutenu par Le Fresnoy studio national des arts contemporains, il a développé un film documentaire expérimental Non contractuel (2015). Dans sa pratique artistique, il utilise différents médiums pour penser les rapports entre le langage et l'autorité ou la norme. Il s'intéresse souvent à la mise en danger du langage, avec des projets qui mettent en exergue la manière dont l'autorité et le pouvoir s'imposent, la façon dont des sujets résistent par le langage ou l'action. Que ce soit par la création d'objets, de vidéos, d'éditions ou de dessins, ses projets ont toujours vocation à mettre en scène et produire de nouvelles situations, des situations au premier abord communes dans lesquelles l'absurde s'immisce et nous permet de penser.[…]
Emmanuelle Pireyre
www.paulheintz.fr


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Romain Kronenberg
est né en 1975.
Il vit et travaille à Paris en France.

Après deux années passées à la Faculté de théologie protestante de Genève, Romain Kronenberg étudie la théorie musicale, le Jazz et la composition électro-acoustique au Conservatoire Supérieur de musique de Genève. Entre 2001 et 2005 à l'IRCAM où il est compositeur et sound designer, il collabore avec des plasticiens tels que Ugo Rondidone, Pierre Huyghe, Melik Ohanian et Thierry Kuntzel qui l'ouvrent à la vidéo.
Dans ses projets récents, à la fois rigoureux et ambigus, Romain Kronenberg travaille sur l'idée de renouvellement (et de renaissance) qui saisit un monde en plein changement de paradigme. Il imagine des récits où coexistent, sans manichéisme ni même rapport dialectique mais plutôt en surimposition, des notions opposées, incarnées soit par des territoires ou par des personnages.
Dans ses films, l'architecture joue un rôle important et est un vecteur puissant des sujets qui l'occupent: le désir, la mélancolie, l'élan, la torpeur. Ainsi quand il filme dans une usine désaffectée, à l'orée d'une ville fantôme, sur la plateau d'un bâtiment en construction, sur un champ de ruines, dans une maison d'architecte, sur un cargo porte-containers, les bâtiments et les ensembles entraînent les récits qu'il y invente un peu plus loin. Ils accentuent et font naître brutalité, beauté, abandon. Bien plus qu'un cadre aussi parce que ces bâtiments sont ancrés sur des territoires singuliers que Romain Kronenberg éprouve et explore, dans le temps long.
https://kronenberg.fr/

Sélection 2016/



Flora Basthier
Née en 1992.
Vit et travaille à Limoges.

Avant d'étudier en école d'Art, la culture personnelle de Flora Basthier était issue des franges «underground» et notamment des pratiques urbaines. Représentatives des conditions postmodernes, elle s'inspire de la confrontation des différentes temporalités des créations artistiques et des cultures médiatiques. Ainsi son travail plastique gravite autour de la notion de déplacement, entre processus et trace. Elle s'attache à retranscrire la matière en mouvement, dans une esthétique fugitive. Par le biais de multiples médiums tel que le dessin performatif, la photographie, la vidéo, la céramique ou encore l'édition, Flora tente de capter les changements d'états, de mettre à l'épreuve la matière et d'en tester ses limites, de faire apparaître des choses que l'on ne voit pas. Ses processus de créations s'inscrivant dans la ville s'apparentent à des fables urbaines où la question politique des limites de l'inscription se lit en filigrane.
http://www.florabasthier.com


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Laure Catugier
Née en 1982 à Toulouse, France.
Vit et travaille à Berlin, Allemagne.

Laure Catugier expérimente les formes du bâti existantes et les évalue avec ses propres outils de mesure. S´appuyant sur un langage propre à l´architecture, elle cherche à capturer le vide qui les habite. Par l´usage de différents médiums, elle tente de rendre sensible le manque, l'absence, le silence. Elle applique des protocoles ayant pour but de brouiller toute indication de temps ou d´espace, souvent amplifié par un geste mécanique d´aller-retour. Par ce système en circuit fermé, elle aspire au sabotage et vient mettre en péril les fondations stables en apparence sur lesquelles l´Architecte avec un grand « A » se repose.
Avec humour et ironie, son univers se compose d´éléments architectoniques inspiré du Mouvement moderniste, où le corps, souvent mis à l´épreuve, cherche un équilibre dans l´espace qu´il occupe.
http://laurecatugier.com/?section=works&tag=video

II


Marie-Jeanne Hoffner
Née à Paris en 1974.
Vit et travaille à Paris.

Entrer dans le travail de Marie-Jeanne Hoffner, c'est pénétrer dans l'épaisseur inattendue d'un espace réel, depuis longtemps défini en Occident comme vide et transparent. Marie-Jeanne Hoffner ne considère l'espace ni comme un concept abstrait ni comme une donnée métaphysique. Elle l'envisage au contraire comme un environnement proche, immatériel et sensible, visuel et mental mais fondamentalement stratifié, et dont la connaissance procède de l'effeuillage d'une succession d'affects, de représentations et de perceptions. Marie-
Jeanne Hoffner développe une démarche tout entière orientée vers l'expérience offerte au visiteur d'une traversée d'un espace. Ainsi crée-t-elle des espaces à la fois construits et
virtuels, des espaces juste esquissés mais déjà suggestifs, que l'on est invité à décrypter, à parcourir et même à reconnaître.
Les dessins, vidéos et installations de Marie-Jeanne Hoffner ont pour point commun le langage de l'architecture. Le plan, l'axonométrie, la perspective et la coupe sont son vocabulaire courant. Pourtant, son oeuvre ne tient pas du projet, elle ne vise rien de fonctionnel. Elle s'intéresse à la manière dont l'être occupe l'espace, elle s'intéresse à "l'habiter" et non à "l'habitat". L'architecture était dès l'antiquité associée à la mémoire et au langage, où elle était un modèle mental pour l'art de la rhétorique. Elle est ici le seuil d'une oeuvre qui, entre archéologie et prospective, donne accès à un territoire de l'intériorité.
Olivier Grasser
www.mariejeannehoffner.org

II


Lucie Mercadal
Née en 1987 à Besançon, France.
Elle vit et travaille actuellement à Brunswick, Allemagne.

Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Dijon en 2010, Lucie Mercadal a été Meisterschülerin de Corinna Schnitt en 2013 à la Hochschule für Bildende Künste Braunschweig.
Poétiques, ses performances sont le plus souvent réalisées pour la caméra et dans l'espace public, et ce afin de faire apparaître une forme ambivalente d'intimité et de subjectivité. Dans ses réalisations les plus récentes, les narrations parlent d'espérance et de relations sociales, tout en brouillant la frontière entre fiction et documentation.
Le travail de Lucie Mercadal a été présenté dans de nombreux festivals et expositions, notamment en France, Allemagne, Pologne, Japon, Canada et USA.
http://www.luciemercadal.com

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Johan Parent
né en 1984. Vit à Grenoble

Johan Parent développe une pratique multiforme qui met en évidence le changement de statut de l'objet dans notre société, depuis l'avènement de l'automatisme. Dans l'héritage de Marcel Duchamp et de ses machines célibataires, il réalise ce qu'il appelle des « performances d'objets », oeuvres composées d'installations, de vidéos, de dessins, où des objets familiers, animés d'un mouvement mécanique, se mettent à fonctionner de manière autonome, dans une action dépourvue de finalité. Ainsi, l'artiste envisage les objets à travers une déconstruction de leur fonctionnalité et de leur dépendance à la présence humaine. Au départ prothèses créées par l'homme, les machines finissent par symboliquement se substituer à lui et le caricaturer, ou mimer des situations corporelles.Personnifiés et dotés d'une étrange énergie, les objets de Johan Parent deviennent alors des machines absurdes, contre-productives.
Johan Parent travaille dans le même temps sur nos espaces, qu'il fait basculer dans une atmosphère rendue inquiétante, par ce principe de détournement et de dysfonctionnement des objets. Jouant sur la saturation ou le brouillage des espaces visuels et sonores, et orchestrant en circuits fermés des mécaniques compulsives, Johan Parent crée des dispositifs autarciques qui traduisent des symptômes d'époque (anxiété, défaillance, sens désaccordés…). Comme si l'extrême de la technicité, sa maîtrise sans limite, généraient des environnements qui nous dépassent, des univers déshumanisés.
Corinne Guerci
http://johanparent.wix.com/work

Sélection 2015/


Mali Arun
Née en 1987. Elle vit et travaille à Paris et Strasbourg.

Après des études aux Beaux-Arts de Paris, de Bruxelles, de Tianjin (Chine), Mali Arun développe un travail audiovisuel collaborant avec le monde du cinéma et celui de l'art contemporain. Situé entre la fiction, le cinéma documentaire et l'installation, son travail questionne les espaces en marges, en mouvements, ou en conflits. Il interroge la façon dont les Hommes transforment l'espace, le paysage en territoire en se l'appropriant à travers la construction d'habitations, de zones de passages et de frontières. À travers son travail, elle observe aussi le corps, ses géographies, ses mouvements, ses désirs.
http://maliarun.com/

II


Cyril Galmiche
Né en 1981 à Saint-Germain-en-Laye, France.
Il vit et travaille à Paris.

Cyril Galmiche est un artiste pluridisciplinaire diplômé de l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Il développe les notions d'ubiquité, de non-narration et de distanciation dans sa pratique de la vidéo et de la photographie. Ses projets sont des scénarios où le protagoniste principal serait la ville. En général, il travaille à partir de captation de la réalité dans des lieux singuliers de l'espace urbain. Il y insère parfois des micro-éléments fictifs de type chorégraphie du quotidien. Dans chacun de ses projets, il décompose puis recompose l'espace urbain avec des temps et des espaces différents. En 2012, il part un an en Chine pour réaliser Trajectory et Portrait ubiquitaire au cours de deux résidences d'artiste (AM art Space, Swatch Art Peace Hotel). Actuellement, il vit et travaille à Paris. www.cyrilgalmiche.com

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Aurélie Gandit/Compagnie la Brèche

Après plusieurs années de danse classique au Conservatoire de musique et de danse de Nancy, Aurélie Gandit se forme à la danse contemporaine auprès de chorégraphes de tous horizons : Olga Mesa, Fattoumi/Lamoureux, Mark Tompkins, Suzanne Linke, Patricia Kuypers, Frank Beaubois, Marie Cambois et Rosalind Crisp. Également diplômée d'une maîtrise d'histoire de l'art à l'université de Nancy 2 (Les arts plastiques et la danse : le Ballet Théâtre Contemporain - 1968-1978), elle intègre en 2000 la formation curatoriale de l'Ecole du Magasin-Centre national d'art contemporain de Grenoble puis travaille au musée des Beaux-Arts de Nancy, au Frac Lorraine et enfin au centre d'art contemporain-la Synagogue de Delme. En 2004, elle décide de se consacrer entièrement à la danse.
De sa formation hybride en danse contemporaine et en histoire de l'Art, elle crée en 2007 une proposition in situ au Musée des Beaux-Arts de Nancy – la Visite dansée – et fonde la même année sa propre compagnie : La Brèche. Après le spectacle (a)musée en 2008, elle recrée de nouvelles Visites dansées pour d'autres musées (Epinal, Mulhouse, Viseu-Portugal, Bar-Le-Duc). En 2010, elle conçoit avec Matthieu Remy La variété française est un monstre gluant. En 2011-2012, elle participe à la formation « Transforme, Ecrire » mise en place par Myriam Gourfink à la Fondation Royaumont et crée le solo Histoires de peintures puis De pictura aux Rencontres Internationales de Seine-Saint- Denis. En 2012-2015 elle est accueillie en résidence à l'Arsenal-Metz en scènes pour y développer plusieurs créations (un duo avec un musicien rock, une pièce pour 20 amateurs, une vidéo-danse et un projet jeune public).
http://cielabreche.com/creations/performances/video-danse-trajet-laryngo-claviculaire/


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Golnaz Payani & Mona Najafizadeh

Née en 1986.
Elle vit et travaille à Paris et à Téhéran.

La fiction ou sa présence dans le documentaire rend possible un monde nouveau, celui plus loin de la vérité mais au plus proche du mouvement réel. Mon travail touche aux images cinématographiques, dans une forme où la narration se déploie autour des souvenirs du temps vécu. Dans cette forme les images n'oublieront pas. Même si l'histoire est finie, elles nous ramèneront son parfum et sa couleur, sa teinte et sa trame.
Je pratique également d'autres médias comme l'installation, la vidéo installation, le dessin et la sculpture. Cette variété technique est pour moi comme pouvoir maitriser différentes langues afin de poursuivre chaque fois un dialogue, différentes portes pour arriver sur un même terrain.
"Golnâz Pâyâni est une artiste pluridisciplinaire, diplômée en peinture de l'université d'art et d'architecture de Téhéran, puis de l'Ecole d'Art de Clermont Métropole. Dans tous les médium qu'elle exploite, on retrouve le même processus, celui non pas de regarder ce qui est montré mais au contraire de porter son attention sur ce qui est absent, voir ce que masque une image, ou une sculpture. Ce que nous donne à voir Golnâz Pâyâni est ainsi littéralement un processus de lecture qui consiste à déchiffrer ce qui est là pour découvrir vers quoi cela fait signe."
Extrait de texte de Francois Aubart
golnazpayani.com

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Guillaume Querré
Née en 1982 à Clermont Ferrand, France.
Il vit et travaille à Nantes.

Ancien étudiant de la classe préparatoire Marcel Duchamp à Châteauroux, Guillaume a navigué entre plusieurs écoles d'art avant de conclure ses cinq années d'études à l'École Supérieure d'Art de Quimper. Déjà aux Beaux-arts il avait entamé des recherches sur la question du paysage, s'interrogeant sur l'idée du centre et de la périphérie appliquée à l'organisation de la ville. De la peinture numérique, aux maquettes 3D (en découpe laser, l'impression 3D n'existant pas encore), il confronte ces espaces urbains avec ces médiums contemporains de représentation. Le procédé utilisé questionne le procédé lui-même, et l'anachronisme entre l'outil et l'objet réalisé, interroge notre époque face à l'apparition du numérique.
http://salon.io/guillaume-querre

Sélection 2014/


Hayoun Kwon
Née en 1981 à Séoul, Corée du Sud.
Elle vit et travaille à Châteauneuf-sur-Cher, Paris et Nantes.

Hayoun Kwon a commencé ses études d'art à l'Ecole des Beaux-Arts de Nantes, puis a été diplômée du Fresnoy – Studio national des Arts contemporains en 2011.
Le travail de Hayoun Kwon traite principalement de la mémoire (individuelle comme collective) et des limites en ne cessant de brouiller les pistes. Elle confronte l'intention à son interprétation, la construction à la fiction, la remémoration à l'invention. Elle interroge les rapports ambivalents entre réalité et fiction.
Son travail est représenté par la galerie Doyanglee à Paris.
Ses vidéos ont été présentées dans nombreux festivals et expositions, en France et à l'étranger.
http://www.galeriedohyanglee.com/hayoun-kwon


II



Didier Béquillard
Né à Paris. Vit et travaille entre Sorède et Hamburg.

« D'une façon générale, ma pratique investit les rapports corps-paysage, la notion de territoire y est toujours présente, celui du corps, de l'architecture, de la ville, du pays. En milieu urbain, parallèlement à l'exploration in situ j'utilise les plans de ville, les cadastres et les plans du bâti. Lors de mes déambulations urbaines, l'appareil photo est mon carnet de notes, j'y relève des ambiances, l'usage des espaces publics, des vues d'ensemble ou parfois d'infimes détails. Cette pratique de l'image implique des choix, l'utilisation de différentes focales déplace le point de vue, produit des coupes, établit des rapports entre? des objets. Point de vue et cadrage deviennent déterminants. C'est souvent à partir d'un cadrage photographique que je décide d'utiliser l'outil vidéo, quand l'image fixe semble ne pas suffire, que le lieu appelle un regard cinématographique. C'est sans doute à cause de ce cadrage photographique que je tourne principalement des plans fixes. Le plan fixe quand il dure permet de s'installer dans un lieu, l'image en mouvement introduit une temporalité, des personnes, des objets entrent dans le champ, y stationnent en sortent. Le hors-champ se dessine comme les coulisses d'un théâtre avec un côté cour et un côté jardin. Aucun scénario n'est nécessaire, ?une fois le plan défi ni c'est la ville qui écrit. Ces moments d'enregistrement sont pour moi très intenses ?dans le hic et le nunc et l'attente de tout et de rien. »
Didier Béquillard, interview avec Giovanni Battista Cocco pour le catalogue Paesaggi d'acqua e flussi audiovisivi, 2010.
« Didier Béquillard voyage, observe, s'observe, pour définir plastiquement l'humain par ce dont il s'entoure, se protège, ces formes qu'il crée et qui le moulent, ces chemins qu'il trace et qui l'orientent, souvent les dirigent. Architecture et urbanisme comme objets d'étude, paléontologie appliquée aux espaces humains, coquilles délaissées d'un étrange escargot dont la bave, fossilisée, à tracé routes, réseaux, maillages, trames».
Etienne Glass, décembre 2010
www.didierbequillard.fr

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Laëtitia Bourget
Née en 1976 à La Rochelle. Elle vit et travaille à Néons-sur-Creuse dans l'Indre.

Depuis 1997, Laëtitia Bourget développe une activité artistique mettant en relation expérience de vie humaine, implantation dans un environnement, contexte social, cycles de vie, à travers des formes variées de production (vidéo, photo, édition, installation, sculpture, dessin, intervention in situ, écriture littéraire...)
Elle débute son parcours artistique en 1997. Son travail trouve très vite une visibilité à travers la circulation de ses monobandes dans les programmations et festivals d'art vidéo internationaux.
Ses œuvres sont exposées internationalement dans des galeries, des institutions comme des espaces alternatifs, et font partie de collections publiques et privées en France et ailleurs.
www.laetitiabourget.org/

II


Benjamin Dufour & Régis Feugère

Benjamin Dufour
Né en 1984 à Metz. Il vit et travaille à Bruxelles.

Après une formation musicale au cours de laquelle il apprend le saxophone et la composition, il intègre l'École Supérieure de l'Image d'Angoulême (2002 à 2007), posant les bases d'une recherche plastique mettant en forme son univers musical et conceptuel, s'intéressant particulièrement aux matérialités du son : phénomènes physiques, supports d'enregistrement, partitions, rapports à la matière ou à l'espace.
À la recherche de nouveaux terrains d'expérimentation et de publics variés, il participe à de nombreuses résidences pendant 4 ans. Il est membre du collectif La Mobylette depuis sa création en 2006, collectif qui développe des pratiques de production d'œuvres et de commissariat d'exposition.
En 2009, Benjamin Dufour participe à l'exposition Une nuit / Eine nacht organisée dans un hôtel à Forbach par le Castel Coucou, puis peu après à la Nuit Blanche 2 à Metz, invité par la galerie Octave Cowbell. En 2010, l'œuvre Rythmique de nombres premiers (partition) répond à une commande publique du Centre National des Arts Plastiques présentée pour la première fois au Frac Lorraine (exhibition Listen to your eyes).
À la suite d'une résidence à Pollen (Monflanquin), il publie Suite de 5 partitions en 2011, édition d'affiches envisagée comme une exposition mobile (texte d'Isabelle Delamont).
Depuis 2011, Benjamin Dufour collabore pour différents projets avec Boris Chouvellon (en résidence à 2angles), avec Fabio Godinho et Marco Godinho (lors d'une monographie de Marco Godinho au Neuer Kunstverein, Aschaffenburg), avec David Renaud, Sébastien Bassin et le groupe Soleil Noir (dans le cadre d'une installation in-situ Le tunnel (Psychorelief III.2) à l'occasion de la Nuit Blanche 5 à Metz), avec Guillaume Eckly et Barbara Fischer, architectes et membres du collectif Gens, pour mener différents projets en relation avec l'architecture ; mais également avec le photographe plasticien Régis Feugère pour l'exposition You I Landscape (commissariat de Michèle Walerich) au CarréRotondes Luxembourg et avec Michel Bananes Jr pour un projet musical intitulé Lift music...
www.dufourbenjamin.com/
www.lamobylette.org

Régis Feugère
Né en 1976. Il vit et travaille à Paris et Angoulème.

Après des études d'Histoire de l'Art et une formation technique en photographie, il intègre l'Ecole Européenne Supérieure de l'Image d'Angoulême de 2002 à 2007 où il établit les bases de son langage plastique.
A rebours d'une photographie de l'effet, sa démarche, patiente, réfléchie et mesurée, est celle d'une contemplation qui, à notre époque d'accélération généralisée est aussi une forme d'engagement voire de résistance.
Dans ses compositions le vernis du monde que nous croyons connaitre se fissure, laissant entrer le doute, le trouble et l'inquiétude devant le regardeur.
Installé à Paris depuis trois ans ans, son travail a été exposé aux Rencontres d'Arles en 2008, aux 10 ans des TransPhotographiques de Lille en 2011 ainsi qu'à Summer of Photography 2012 à Bruxelles. Les différentes résidences réalisées durant l'année 2013 lui ont permis d'affirmer son écriture photographique qui, éloignée des bavardages visuels et des complaisances stylistiques, fait écho au tumulte du monde et de son Histoire.
www.regisfeugere.com

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Carole Fékété

Née en 1970 à Alger. Elle vit et travaille à Paris.

Après une formation à l'université Paris 8, son travail photographique prend forme autour de l'année 2000 avec une série de miniatures, La dînette, récompensée par le prix de la fondation CCF pour la photographie (aujourd'hui HSBC).
Isolé sur fond neutre ou dans un espace indéterminé, le sujet est présenté sans ancrage contextuel. À l'exception d'un autoportrait grimé en Pierrot, la figure est absente mais tout ou presque y fait allusion sous forme de traces et de vestiges. L'aspect sériel de sa démarche tend à informer le sujet selon un point de vue unique et frontal ; la caméra, précise dans le détail, assume sa fonction documentaire et si l'image analogique ou numérique se forme par contact lumineux, son adhérence au réel, entre indice et fiction, constitue l'un de ses enjeux.
La notion d'enregistrement suppose un principe de trace et/ou d'empreinte dont l'économie, entre le reliquat et la perte, met en jeu des lois qui régulent aussi les fonctions de la mémoire. Ce rapport que la photographie entretient à l'inscription et à l'élaboration du souvenir peut faire intervenir autant de modulations que de sujets.
L'ensemble de son travail constitue une réserve d'images hétérogènes qui peuvent faire l'objet de mises en relations sur le principe du montage et après à un premier film réalisé en 2013, il s'élargit aujourd'hui au domaine plus vaste de l'image en mouvement comme à d'autres modes de relevés reproductibles tels que le stencil ou le scan direct.
Début 2014, elle participe à deux expositions autour de la notion de monument au Frac de Caen puis au Musée des Beaux-Arts de Calais et commence à enseigner au sein du département d'arts plastiques de l'université Paris 8, Saint-Denis. Son travail est exposé en France et à l'étranger. Il est également présent dans les collections publiques et privées et a fait l'objet de différentes publications collectives et monographiques.
www.carolefekete.com


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Anne-Marie Filaire

Née en 1961 à Chamalières. Elle vit à Paris.

Anne-Marie Filaire se consacre au tirage d'art à Paris de 1987 à 1991 et explore pendant cette période les archives d'André
Kertez, de Jacques Henri Lartigue, et la photographie contemporaine.
Son travail photographique se situe particulièrement dans les zones dites frontières au Moyen Orient, Extrême Orient, au Maghreb ainsi qu'en Europe. Régions : Israël, Palestine, Cambodge, Vietnam, Yémen, Erythrée, Emirats Arabes Unis, Liban, Egypte, Maroc, Algérie.
Elle a collaboré à La revue internationale et stratégique, IRIS.
Ses travaux ont également fait l'objet de publications universitaires : Presses Universitaires de Bordeaux, CEFAS,
IREMAM, IFPO. Contribution : Jeunesses arabes, du Maroc au Yémen : loisirs, cultures et politiques, éditions La
Découverte, 2013.
Elle enseigne à l'Institut d'études politiques, Sciences Po Paris.
www.annemariefilaire.com


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Patrice Goasduff
Né en 1972 à Brest. Vit et travaille à Rennes.

Producteur, artiste et réalisateur, Patrice Goasduff s'intéresse aux évolutions « modernes » de nos modes de production et de consommation, notamment en agriculture et architecture. Il est le réalisateur, entre autres, de Les Chevaliers, Le tracteur d'orgueil, Le meilleur des mondes et En chantier, une trilogie qui comprend 31 Bd Magenta, Parpaing, Le chemin critique.
« Les espaces de sociabilité fournissent à Patrice Goasduff les matériaux pour arpenter leurs territoires et documenter les comportements de leurs acteurs, tant en milieu rural qu'en milieu urbain. Il filme les paysans fermiers (…) et recueille leurs témoignages, il observe et photographie les usagers de l'espace public pour enregistrer les effets de la modernisation et ses manifestations réglées et codifiées.
Patrice Goasduff emploie les supports documentaires vidéo pour relater des histoires spécifiques au monde agricole (Transmission [étude de cas] ; Le tracteur d'orgueil) ou la photographie pour révéler un chantier (31, bd Magenta), des édifices (Emmurement#1) ou des scènes de rue (Il était une fois la police, Les copines).
Les déplacements opérés dans l'histoire de la vie rurale par la mécanisation de l'agriculture (paupérisation, exode, désertification,…), la modélisation de l'espace urbain et leurs transformations sociales qui en découlent interrogent les politiques d'aménagement du territoire. Ces interrogations, au cœur de la pratique documentaire de Patrice Goasduff, mettent en vue les enjeux de nos relations sociales qui s'établissent et se manifestent au sein de ce " théâtre des opérations ". (…)
Les œuvres documentaires de Patrice Goasduff, à travers les sujets et leur diversité apparente, pointe de façon critique, militante, parfois cynique voire comique, les antagonismes dans lesquels l'individu se trouve pris lorsque ses mouvements et ses gestes marquent la distance entre leur intimité et leur sociabilité, entre le désir d'être guidé par son libre-arbitre et l'obéissance à des codes de conduite, ceux-ci induits par la mutation du pouvoir économique mondial, qui subrepticement influent et modélisent son comportement et son paysage. » César d'Arnhel
Patrice Goasduff est aussi co-directeur avec Anne Langlois de 40mcube, espace d'exposition d'art contemporain à Rennes.
Depuis 2006, il pilote « 36secondes », une association de production audiovisuelle.
36secondes.wordpress.com

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Julie Savoye
Née en 1987 à Rouen. Elle vit et travaille à Paris.

Julie Savoye obtient son Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique en 2010 à l'école d'art de Rouen. Pendant ces cinq années d'étude, elle a développé toute une recherche autour des liens entre architecture utopiste et art. Les dessins muraux de Sol Le Witt ou les études autour de la notion de structure développées par Richard Buckminster Fuller l'ont amenée à la recherche de formes pures tentant de rendre la géométrie physiquement active.
A la fin de ses études, alors qu'elle partait en Angleterre, elle a dû faire face au problème de conservation de ses œuvres. Pour y répondre, elle a développé tout un travail vidéographique afin de réaliser une véritable mémoire vive de son travail d'artiste. Toute une recherche autour des grilles et des lignes s'est ainsi mise en place. L'artiste a alors rendu ses œuvres éphémères par la mise en scène de leur destruction tout en leur conférant un caractère immortel grâce à une représentation vidéographique infinie.
« Je déclinerais ma démarche artistique selon trois déterminismes. Le choix du lieu en tant qu'espace présente toujours une anomalie que j'exploite par le biais d'un matériau dialoguant directement avec lui. Une synthèse s'opère ensuite entre le lieu et le matériau afin de faire naitre une œuvre qui se replacera dans un scenario donné.
Chaque lieu, qu'il soit domestique ou public est pertinent pour sa forme et non sa fonction. Une nouvelle fonction nait avec l'œuvre qui s'insère directement dans le lieu afin de lui donner une nouvelle vie. Le lieu est donc retravaillé à l'aide d'un matériau à l'état pur auquel je me contente de donner une nouvelle forme. L'œuvre agit alors comme un révélateur d'espace comme on pourrait le voir dans Nature Morte ou un lieu désaffecté finit par faire sens grâce à cette déambulation atypique.
Entre chaque vidéo, je développe tout un travail de recherche dans la quête de nouveaux matériaux, systèmes et formes afin d'affiner ma logique mécanique. Cette recherche prend forme dans des maquettes et dessins ne dépassant pas le format A5, sorte de gestation qui permet à mon travail de recouper les dimensions.
Chaque œuvre ainsi rapportée à un lieu s'exalte en lui mais y voit en même temps sa limite. Puisque mon travail est systématique, toute œuvre apparaitrait alors comme un champ de possible a l'infini créant ainsi une ouverture. » J.S.

http://juliesavoye.blogspot.fr/

Sélection 2013/


Hélène Agofroy
Née en 1953 à Troyes. Elle vit et travaille à Paris.

Hélène Agofroy expose depuis 1985. Elle construit alors des structures proches des inventions géométriques de la Renaissance italienne et de l'art minimal.
Puis jouant depuis les années 1990, avec des registres ordinaires tel que le mobilier, la décoration, l'illustration ou les jeux, elle utilise l'installation comme principe de montage dans laquelle la construction, le motif, l'image et la vidéo sont les supports d'un nouveau questionnement sur la sculpture.
(Expositions à la Galerie La Box de Bourges, la Galerie Baudoin Lebon à Paris, la Galerie Laage Salomon à Paris, au Musée Carillo Gil à Mexico, à la Biblioteca Arango à Bogota, à l'Institut Culturel Français de Turin, au Centre d'art contemporain Le Quartier à Quimper, au Frac Corse à Corte, au Musée d'art moderne à Villeneuve d'Ascq, à l'Institut d'Art contemporain à Villeurbanne)
Hélène Agofroy est particulièrement attachée aux questions de l'image, de la perception et de l'exposition. Les vidéos, auparavant abordées comme des images intégrées aux installations, deviennent des pièces à part entière et produisent leur propre dispositif de monstration (Rennes Université Galerie Art et Essai 2003). Les vidéos sont alors distribuées par Light Cone.
Elle pratique la performance comme un art d'attitude ('Jack' Paris 2001/2003 ; conférence performée à l'Iselp de Bruxelles en 2002).
Visiblement intéressée par la place du public, elle conçoit et scénographie les 16 ans du Centre d'Art de Quimper, Le Quartier en 2006.
Elle met en place des procédés de création ouverts tel HOME-MADE et son mode d'exposition HOME-SCAPE 2005 www.agofroy.com
Elle réalise ensuite en 2012 Arrangements, une suite et fin filmée de HOME-MADE.
En 2012 elle crée en collaboration avec Lindsay L Benedict et Antoine Proux : le LAH, une installation en forêt de Milly autour du Cyclop. http://lah2012.fr/
Ses œuvres sont présentes dans les collections publiques : au Musée d'Arles, au Fonds régional d'Art Contemporain de Picardie, au Fonds Régional d'Art Contemporain de la région PACA et du Fonds National d'Art Contemporain à Paris.
Arrangements, est un film situé entre document, installation et performance, réalisé en 2012 avec l'aide du Centre National des Arts Plastiques, Image/mouvement et Les Laboratoires d'Aubervilliers.
Il a été montré en avant première au Centre Georges Pompidou en mars 2013 dans le programme FILM.

II


John Armstrong & Paul Collins

Nés en 1955 à Toronto au Canada.

John Armstrong vit et travaille à Toronto. Paul Collins vit et travaille à Paris.
Paul et John se sont rencontrés à l'école des beaux arts à Toronto. Ils ont partagé des ateliers pendant des années avant de s'engager dans une pratique artistique collaborative et itinérante en 1999.
En se rencontrant souvent dans leurs villes respectives, Paris et Toronto, ou ailleurs sur la planète et plus fréquemment dans le cyberespace, ils peuvent mettre en jeu leurs projets en travaillant côte à côte physiquement ou virtuellement.
Leurs photographies, vidéos, performances et images peintes enregistrent les endroits, évènements et objets rencontrés sur le parcours de leurs vies quotidiennes.
Ces éléments sont aléatoirement juxtaposés pour former des narrations qui jouent avec la perméabilité de la mémoire individuelle et collective croisant la culture environnante.
John & Paul ont exposés/projetés/performés dans des lieux tels que: Plug-in Institute of Contemporary Art, à Winnipeg au Canada, Le Commissariat, à Paris en France, Museum of Contemporary Canadian Art, Toronto, Three Shadows Photography Art Centre,Beijing, CN, La Générale en Manufacture à Sèvres en France, Scotia Bank Nuit Blanche,Toronto Canada, au Mois de la photo à Montréal au Canada, à l'Artothèque de Caen en France.
www.johnandpaul.ca

II


Badr El Hammami
Né en 1979 au Maroc. Il vit et travaille à Valence en France.

Arrivé en France en 2001, Badr El Hammami est diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Valence depuis 2009. Il a participé à différentes expositions internationales notamment: « Sous nos yeux »à LA KUNSTHALLE, centre d'art contemporain de Mulhouse, France (2013) ; « Inventer le monde: l'artiste citoyen » à la Biennale du Bénin, centre Kora, Cotonou, Bénin ; « JF-JH Libertés » à L'appartement 22, Rabat, Maroc ; à « Aquitaine Afrique : contacte, zones », Iwalewa Haus-Bayreuth Allemagne ; « L'exposition de Noël », Le Magasin, Centre National d'Art Contemporain de Grenoble (2012) ; « Festival de l'Etrange »,Alliance Franco-marocaine d'Essaouira, Maroc ; « Sentences on the banks and others activities », Darat al funoun, Fondation Khalid Choman, Amman, Jordanie ; « Africa light », biennale de Dakar OFF, Dakar, Sénégal et au Musée national du Mali, Bamako, Mali (2010-2011).
Badr El Hammami expérimente de façon poétique le concept de frontières autour d'un ensemble d'installations, textes, photographies, vidéos et performances. Il questionne cette notion arbitraire sans laquelle l'étranger ne serait pas. Son statut d'étranger en France lui permet une lecture paradoxale des cartes et des territoires. Lorsque Badr regarde une carte, il ne voit pas « des pays juxtaposés, ni des formes », mais « un réseau de lignes, une forme rhizomique qui connecte tous les territoires ».

II


Raphaël Grisey
Né en 1979, aux Lilas. Vit et travaille à Berlin, Allemagne.

Le travail et les recherches de l´artiste Raphaël Grisey peuvent prendre la forme de films expérimentaux, d´installations, de documentaires ou d´essais et se prolonger à travers des publications ou des présentations/performances.
Son travail assemble et produit des récits autour de contextes et déplacements géographiques, sociaux et environnementaux spécifiques.
Son écriture filmique offre un temps aux gestes, aux paroles, aux espaces et approche la politique et les formes des mémoires, du langage, des paysages et des corps dans le montage.
L´urbanisme et la ville, les minorités visibles et invisibles, le travail, l´héritage et la transmission d´utopies, d´expériences et d´histoires et enfin la problématique de l´archive sont des questionnements récurrents dans son travail.
Raphaël Grisey interroge le statut du témoignage et de sa transmission où les formes fictionnelles viennent questionner et ouvrir autrement la complexité de la traduction, du déplacement (qu'il soit temporel ou géographique), de l'autorité ou de la validité d'un récit par rapport à un autre.
Depuis 2003, son travail est présenté dans de nombreux festivals internationaux (Festival Hors-Pistes au Centre Georges Pompidou à Paris en 2013), dans des musées (The Way of the Shovel, Art as Archeology au MCA de Chicago ; Casa Encendida à Madrid en 2013) et des expositions (exposition personnelle au Centre d'art Les églises, à Chelles en 2008).
www.raphaelgrisey.net

II


Barbara Noiret
Née en 1976 à Clichy-la-Garenne en France.
Elle vit et travaille à Paris.

« Barbara Noiret, artiste et réalisatrice, mène un travail en relation directe avec les univers qu'elle expérimente, les individus qu'elle rencontre, les lieux qu'elle investit. Sa pratique, centrée sur la mémoire des lieux et la manière dont les individus et les corps – y compris le sien – prennent possession des espaces dans lesquels ils évoluent, traduit son profond attachement à rendre compte, à sa manière, de notre réalité quotidienne.
Ses œuvres - installations, vidéos, performances, photographies et sculptures - toujours liées à un contexte de production précis, mettent en scène des « images » où l'artiste se joue du brouillage des repères, de la perte de sens et d'un nouveau regard sur la réalité. Grâce à cette posture fertile, entre réalisme et poétique, Barbara Noiret arrive à démontrer que certains éléments de la réalité peuvent aisément être pris pour autre chose que ce qu'ils semblent être, qu'ils sont nettement plus étranges qu'il n'y paraît. » Clément Dirié Elle a réalisé plusieurs expositions personnelles à la galerie Frédéric Giroux et à participé à plusieurs foires d'art contemporain en Europe, dont la FIAC, Artbrussels ou Artissima à Turin.
Elle a participé à la Biennale de Rennes en 2010, précédée d'une résidence de 3 mois en entreprise. Une autre expérience avec le monde de l'entreprise lui a permis de réaliser une résidence et une exposition personnelle au sein d' Eurogroup consulting, entreprise de conseil. Barbara Noiret a effectué des projets d'expositions et de résidences dans plusieurs centres d'art contemporain et instituts culturels : le Palais de Tokyo , le Quartier à Quimper, l'Espace Croisé de Roubaix, le Domaine départemental de Chamarande, le Domaine de Kerguéhennec, le centre d'art contemporain de Kalamaria en Grèce, le centre culturel Suédois, l'institut franco-japonais de Yokohama au Japon.
Le Fonds National d'art contemporain a fait l'acquisition de deux photographies réalisées au Domaine de Chamarande, suite à une résidence sur la mémoire du château en 2005.
Elle a réalisé des expositions personnelles au sein du centre culturel français d'Izmir, du Musée de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, et du centre psychiatrique de l'Institut Marcel Rivière.
Elle a participé à la « nuit blanche » en 2006 avec la vidéo « espace à emporter » et à plusieurs festivals vidéos comme les rencontres internationales Paris-Berlin-Madrid, Vidéo'appart, Paris- Dubaï, IDEAL.TV, dans le cadre de la saison vidéo française, Tank.tv à Londres, PULSAR CARACAS à la cinémathèque nationale de Caracas, Vénézuela. En résidence depuis deux ans au sein du collège les Pyramides d'Evry – sur une invitation du Domaine de Chamarande – elle réalise son premier court métrage, intitulé « Orchestre(s) ».


Sélection 2012/

Claire Angelini
Née en 1969 à Nice en France. Elle vit et travaille à Munich et Paris.

Claire Angelini, artiste et cinéaste (ENSBA de Paris, HFF de Munich), interroge via l'installation, le film, la vidéo, la photographie, le son, le dessin, les rapports entre l'art et l'histoire sous les espèces de la trace, la ruine, la réminiscence et de la survivance des images.
Elle a fondé en 2001 le Laboratorium Geschichte, où elle a produit, en collaboration, des projets d'installations dans l'espace public et des livres d'artiste. Ses œuvres ont été présentées aux Etats généraux du film documentaire de Lussas, au Cinéma du Réel, à l'institut franco-japonais de Tokyo, à la Viennale, à la Maison des Arts d'Amiens, à la Kunsthalle de Vienne, à l'Architekturkammer de Munich, au Festival internacional de videoarte de Gijon, à la Nuit Blanche de Paris, au festival Underdox de Munich, à l'Institut Jean Vigo de Perpignan, à la galerie Martine et Thibault de la Châtre à Paris, au Filmmuseum de Munich, au Goethe-Institut de Rome, à la Biennale de l'image contemporaine de Genève, et, dans le cadre des Rencontres Internationales Paris-Berlin-Madrid, au Centre Georges Pompidou, au Musée du Jeu de Paume, à la Haus der Kulturen der Welt de Berlin, ainsi qu'au Musée Reina Sofia de Madrid.
Claire Angelini, liée aux collectifs pointligneplan et Filmflamme, vit et travaille actuellement à Munich et à Paris.
La guerre est proche a obtenu une mention spéciale aux Rendez-vous de l'histoire de Blois 2011 et a été présenté au festival du film de Béjaia en Algérie au mois de juin 2012.
http://www.claire-angelini.eu


II


Gilles Balmet
Né en 1979 à La Tronche en France. Vit et travaille à Paris et à Grenoble.

Peintre, dessinateur, vidéaste et photographe, Gilles Balmet vit à Paris et à Grenoble où il possède des ateliers dans lesquels il expérimente constamment de nouveaux modes de créations d'images. Son travail récent s'est concentré sur des œuvres sur papier et sur toile, situées à la frontière entre abstraction et figuration, qui mettent en question la notion de paysage, la place du regardeur dans la lecture des images, les notions de maîtrise et de hasard, d'ordre et de chaos. Evoquant tant la pratique picturale que vidéographique de l'artiste, Benoît Broisat, dans un texte datant de 2008, précisait que « […] Les forces en jeu sont maîtrisées, circonscrites à une surface bien délimitée, mais c'est le hasard qui, toujours, achève l'œuvre et donne sa singularité à chaque œuvre d'une même série. Ce jeu d'équilibre où se cherche un optimum entre la maîtrise et le hasard aboutit à une redécouverte de l'in vivo dans l'in vitro. […] »
Cette attitude de conception se retrouve donc exploité lorsque l'artiste interroge l'espace même de son atelier. Là encore, le protocole de départ est très précis mais ouvert pour laisser place à des évènements incontrôlables. La vidéo reconfigure l'espace de travail en chantier permanent dans lequel l'élan vital imprévisible se mêle singulièrement à l'équilibre et la stabilité.
Diplômé de l'École Supérieure d'Art de Grenoble en 2003, il a effectué un séjour de six mois à Kyoto et dans le reste du Japon dans le cadre de la Résidence de Benoît Broisat à la Villa Kujoyama en 2010. Il expose régulièrement son travail en France et à l'étranger, notamment au Musée d'Art Contemporain de Lyon, au FRAC Champagne-Ardenne à Reims, au Musée du Petit Palais à Paris, au Musée régional d'art contemporain Languedoc-Roussillon de Sérignan ou encore à la Fondation d'Entreprise Ricard à Paris. Il a aussi réalisé des expositions personnelles notamment à la galerie Dominique Fiat à Paris qui représente son travail depuis 2008.
http://gillesbalmet.free.fr - http://www.galeriefiat.com/

II


Clément Darrasse
Né en 1976 à Paris en France.

L'obscurité étant d'après lui une condition de l'apparition, Clément Darrasse fait de la photographie de nuit depuis 15 ans.« Lorsque je fabrique une image, fixe ou en mouvement, je réalise le geste de voir. Ce geste est aussi bien dans les yeux que dans les pieds, dans les coudes, dans les côtes et dans le cou, ce geste est celui d'escalader un tas de boue ou de pénétrer dans des chantiers de travaux publics, ce geste est celui de marcher dans un mètre de neige ou d'attendre tapi dans le noir pendant des heures. Il m'arrive souvent de photographier des lieux ou des objets plongés dans une très forte obscurité. Je cohabite avec ces objets un long moment avant de refermer l'obturateur. L'appareil est un outil de vision. Fabriquer des images me permet un lien privilégié avec la température, le vent, les humains qui vivent ici, la pluie et la neige, la poussière et les arbres, les règles urbaines, les montées et les descentes, les objets qui se déplacent, ceux que l'on détruit et ceux qui sont en construction. »

Après avoir étudié à l'école nationale des beaux-arts de Bourges puis de Nantes, il est co-créateur de 2002 à 2005, de la fondation artistique 30km/s à Barcelone. En 2004, il participe au scénario et à la réalisation du documentaire Apaga y Vamonos militant pour la cause des Indiens Mapuche du Sud Chili. Ce documentaire sera plusieurs fois primé dans des festivals internationaux. Il réalise un travail nocturne autour de chantiers de travaux publics avec Raphaël Eskenasy puis travaille avec Henrique Neves pendant deux années à Lisbonne à la conception d'espaces expérimentaux dans des lieux publics. Sensible à l'espace sonore, il réalise plusieurs projections et performances avec notamment Raphaël Eskenasy, Maria Hafner ou Esteban Bernatas.

Depuis fin 2010, ses travaux sont souvent associés à ceux de Dorothy Shoes qui est photographe. Le film Hum. a été conçu à Humberstone - Atacama à l'incitation de cette dernière lors de la réalisation de son projet TAPS. Invité en 2011 par Dorothy Shoes, Clément Darrasse a montré ce film aux Promenades photographiques à Vendôme et au Mans dans le cadre « Les Photographiques ». En 2011 également, au Taseralik Art Center à Sisimiut au Groenland, il s'associe avec cette artiste pour l'élaboration d'interventions/ateliers photographiques et réalise son travail PolarNight Photography.

Photographe indépendant depuis 2007 pour diverses structures et artistes, il écrit actuellement pour le théâtre l'adaptation en alexandrins de Robocop, film de science fiction des années 1980. Il est aujourd'hui pilote d'aéronefs.

II


Olivier David
Né en 1965 à Nantes en France. Vit et travaille à Nantes.

Depuis quelques années, suite à des pratiques associant dessins et installations,Olivier David réalise des projets de films composites, montages d'enregistrements vidéo, photographiques et d'animations 3D virtuelles projetées sur des écrans spécifiques.A travers ces différents médiums, il tente un alliage entre différentes temporalités (un actuel, un passé présent, un futur antérieur, temporalité liée à l'usage des images de synthèse comme puissance de simulation, de reconstitution), expériences concrètes, physiques de l'espace de projection et propriétés de l'image/écran.
Eclatées de prime abord, les images projetées rassemblent des images mentales, des perceptions subjectives, des éléments réels ou fabriqués. Ces différentes captations sont autant de pistes pour interroger l'autre, la peau des corps et des choses, sans limite, et de les inscrire dans une expérience concrète de leur réception. Tout ceci participe d'une réflexion très aiguë chez l'artiste autour du concept de « réalité augmentée ».
Fin de l'année 2011, son travail Havana Moon, un ensemble de vidéos, a été présenté au Fond Régional d'Art Contemporain des Pays de la Loire. En 2010, il a participé à une exposition collective Five in two à l'Ecole municipale d'arts plastiques de Cholet.
http://www.collectifr.fr/reseaux/olivier-david

II


Nelly Massera
Née en 1974 à Strasbourg en France. Vit et travaille à Strasbourg.

Depuis 2000, Nelly Massera développe ses recherches en mêlant vidéo, photographie, dessin et objet. Celles-ci s'élaborent avant tout par l'observation de nouveaux territoires et paysages, en connexion avec le contexte social, culturel ou géographique. Son travail est traversé par l'univers des mythes, des rêves, de la vie nocturne et par la question de la transmission. Il a souvent à faire avec l'entre-deux, avec les situations intermédiaires. L'animal, comme interface, apparaît souvent ou s'entend (araignée de mer, ours, éléphant, cheval). Cet « autre vivant » qui nous fait face et nous regarde, interroge la place prise par l'homme.
Nelly Massera privilégie le montage dans l'espace. Les images, les sons et les objets invitent à recomposer sa propre expérience du monde. Parmi les écrans qui se font face —les cris alternés des personnes dans son installation video The Shout— les objets sur le mur, les images sur le sol, les roses fraîches que l'on écrase, ou ses affiches dans la ville, le spectateur fait des liens, trouve sa place et son propre rythme.
Nelly Massera a étudié à l'Université et l'école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, la Winchester School of Art et l'université Paris 1 Sorbonne. Depuis 2005, elle est invitée pour de nombreuses résidences d'artistes et expositions en France, Angleterre, Pologne, Lettonie, Inde, Québec et Dubai. En 2011 elle participe à une résidence d'écriture documentaire à Saint-Quirin. En 2010, elle participe aux rencontres internationales des 23e Instants Vidéo et Poétiques de Marseille avec la vidéo The Shout. La même année, la vidéo Nuit étoilée est acquise par le FRAC Alsace. Commissaire associée de plusieurs expositions en milieu rurbain invitant artistes français et anglais, elle collabore aussi en vidéo à des projets de théâtre, usant de techniques narratives propres au cinéma pour mêler la présence à l'écran des comédiens et leur jeu sur scène.
www-nellym.jimdo-com

II


Guillaume Meigneux
Né à Arras en France. Vit et travaille à Grenoble, Lyon et Paris.

Guillaume Meigneux est architecte DPLG et titulaire du post-diplôme d'arts visuels du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains. Il a réalisé une vingtaine de vidéos diffusées dans de nombreux festivals et expositions. Ces réalisations, qui peuvent prendre la forme de documentaires, de fictions ou d'installations, interrogent toutes la relation que nous entretenons avec notre environnement quotidien. Cette double formation l'a amené à entreprendre en 2010 une thèse en architecture au sein du laboratoire le CRESSON et en partenariat (CIFRE) avec l'agence d'urbanisme INterland afin de mettre en place des outils de représentation vidéographiques basés sur les techniques numériques du compositing et susceptibles de nourrir le projet urbain.
Il s'agit pour lui d'ouvrir le champ de l'architecture à des pratiques transversales. D'utiliser le temps et le mouvement à la place du béton et du verre; l'expérience et la perception en guise de programme et de fonctionnalité. Ainsi son travail s'apparente à un glissement sémiologique de la notion d'habitat à celle d'habitation, du fonctionnel au phénoménologique, de la transcendance du lieu à l'immanence de l'espace; et souhaite déboucher vers de nouveaux horizons de l'expression d'Architecture.
Depuis 2009, il filme régulièrement la transformation de la tour Bois-le-Prêtre (restructuration réalisée par les architectes Frédéric Druot et le duo Lacaton&Vassal) dans le cadre d'un projet de long métrage documentaire, co-produit par Celluloïd Films et INterland Films, avec le soutien du CNC, de la SCAM, de la DAPA et de la région.

II


Paul Pouvreau
Né en 1956 à Aulnay-sous-Bois en France. Vit et travaille à Paris.

Après des études d'art à l'école supérieure des beaux-arts de Bourges et d'histoire de l'art à la Sorbonne à Paris 1, Paul Pouvreau réalise en 1982 à New York un reportage vidéo sur Cindy Sherman et son travail. En 1983, il rédige un certain nombre d'articles dans le petit journal sous la rubrique « photographie » des Cahiers du Cinéma. Il publie à cette occasion une grande partie des entretiens réalisés avec l'artiste photographe américaine. A partir de 1986, il enseigne la photographie à l'école des beaux-arts du Mans. Depuis 2010, il est professeur à l'école supérieure de photographie d'Arles.
Son travail entre description et fiction, développe un intérêt particulier autour de l'objet et depuis quelques années aux différents emballages et leurs effigies, comme autant de signes visuels occupant notre espace quotidien. Les dialogues de formes multiples et de sens tout aussi divers qu'offrent ces emballages dans l'espace urbain s'articulent principalement dans l'élaboration du travail photographique, par rapport à des notions de construction et de collage, des constructions de formes mais aussi des collages de sens. Ses préoccupations essentiellement questionnées avec et à partir du médium photographique, s'accompagnent de travaux en vidéo, en dessin ou sous la forme d'installation et font écho à des questionnements liés à l'image en mouvement, à la sculpture et à l'architecture.
Il est représenté par la galerie Les filles du calvaire à Paris, et a fait l'objet de plusieurs expositions en France et à l'étranger. Il figure dans plusieurs collections publiques et privées. En 2011, son travail, intitulé pour l'occasion Perspectives cavalières, a été présenté à La Filature de Mulhouse. Il a également participé à une exposition collective Open Frame, Ainsi de suite, 1er volet au Crac de Sète.


II


Skander Zouaoui
Né en 1982 à Tunis en Tunisie. Vit et travaille à Strasbourg.

« Mes sculptures dérivent de mes préoccupations, réflexions et interrogations ; il ne s'agit pas de commentaires pour autant, pas tout le temps. Ce sont peut-être le plus souvent des questions. J'emprunte au quotidien des formes qui sont facilement identifiables, j'aime les manipuler. En les refaisant, j'ai l'impression de les comprendre davantage, les saisis un peu plus. Il est évident que la céramique tient une place importante dans les matériaux que j'emploie, elle concorde assez bien avec ma manière de travailler et, sans doute, d'être. C'est une matière qui impose un temps qui lui est propre. Il y a quelque chose d'instinctif qui se met en place quand je travaille la terre. Je m'intéresse à ces gestes, dit techniques, mais qui, à mon sens, sont une somme d'observations et de choix qui ont été éprouvés dans le temps. C'est aussi et sans doute pour cela que j'aime expérimenter d'autres matières et médiums car ces changements occasionnent une adaptation nécessaire, pour réapprendre, chercher d'autres gestes, d'autres façons de faire, de faire avec. » SZ
Skander Zouaoui obtient un DNSEP en 2008 à l'école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Depuis, il expose régulièrement en France et à l'étranger dans des expositions collectives : au Syndicat Potentiel à Strasbourg en 2009, au Keramikmuseum Westerwald et au Kunstverein de Freiburg en Allemagne en 2009, au musée des arts décoratifs de Paris en 2010, au Centre européen d'actions artistiques contemporaines à Strasbourg et au Kunst Raum Riehen en Suisse en 2011, au centre d'art contemporain de Montbéliard et au 6B à Paris en 2012, ainsi que dans des expositions personnelles : au musée Théodore Deck en 2011 et à la Galerie du collège Marcel Duchamp à Châteauroux en 2012 suite à une résidence de trois mois. En plus de son travail d'atelier, il enseigne les arts plastiques en collège et assure régulièrement des remplacements en école d'art.
http://zouaouiskander.free.fr