lundi 19 mars 2018

/// ACTUALITES ///

II


La collection d'Ana D., c'est aujourd'hui :
  
Hélène Agofroy, Claire Angelini, Mali Arun, John Armstrong & Paul Collins, Gilles Balmet, Flora Basthier, Didier Béquillard, Laëtitia Bourget, Laure Catugier, Clément Darrasse, Olivier David, Stanislav Dorochenkov, Benjamin Dufour & Régis Feugère, Mélissa Epaminondi, Carole Fékété, Anne-Marie Filaire, Cyril Galmiche, Aurélie Gandit & La compagnie La Brèche, Patrice Goasduff, Raphaël Grisey, Badr El Hammami, Paul Heintz, Marie-Jeanne Hoffner, Romain Kronenberg, Hayoun Kwon, Nelly Massera, Guillaume Meigneux, Lucie Mercadal, Barbara Noiret, Johan Parent, Golnaz Payani et Mona Najafizadeh, Paul Pouvreau, Guillaume Querré, Julie Savoye et Skander Zouaoui.  



LE FESTIVAL 100%, Parc de la villette, Paris
du 22 mars au 8 avril
agenda-pointcontemporain.com/22-03▷08-04-makerz-festival-100-villette-paris/

Pour sa troisième édition, 100 % prend possession du parc de La Villette, son architecture unique et ses multiples espaces, pour concevoir un grand rendez-vous de la création et de l’innovation. Ouvert à tous les publics, le festival est une invitation à découvrir la diversité des artistes émergents mais aussi de voir le meilleur de la création actuelle à travers des grands noms de la scène internationale.
100% se conçoit comme un parcours artistique ludique avec l’ambition d’être populaire et exigeant.

LA COLLECTION D'ANA D.
ART, architecture(s) et images en mouvement

La collection d’Ana D. est une collection d’oeuvres vidéo parmi les plus singulières en France. Le collectif choisit chaque année cinq à six oeuvres dans tous les domaines de la création vidéo contemporaine en lien avec la question de l’architecture et de l’habiter.

La collection d’Ana D. propose ici une sélection de cinq œuvres d’artistes choisies en résonance à l’architecture de Bernard Tschumi.



LA PROGRAMMATION :
Folie MAKERZ, Parc de La Villette
Samedi 31 MARS & dimanche 1er avril de 18 à 21h 
 

Cyril Galmiche
149 Boulevard Davout – Paris., 2014

Cette vidéo présente l'ensemble des temps de la journée du 12 mars 2014 au 149 boulevard Davout à Paris. À la différence du time lapse, cette vidéo réunit tous les temps d’une journée dans une même image. Cet accéléré d’une journée met en exergue la lumière. Elle se dépose sur l’architecture, intervient sur les volumes et change notre perception de l'espace. Elle crée des vibrations immatérielles grâce aux changements chromatiques des matériaux constituant l’espace urbain. La ville sert ici de décor, de réceptacle pour la lumière. Les ombres des nuages fuient et dégoulinent sur les bâtiments comme une mélodie ruisselante. Tentative de capter le rythme de la ville, ranger l’aléatoire pour le recomposer, embraser un paysage fourmillant, construire une perte de repère, telles sont les aspirations de cette vidéo.


Johan Parent
Self Lavage, 2015


Self Lavage est une courte vidéo qui montre la mise en service, à vide, la nuit, d’une station de lavage automobile. Le karcher se déclenche en rythme, comme un spectacle de danse. Cela renvoie aux premières créations machinistes du début du 20e siècle, comme le film « Le Ballet mécanique » de Fernand Léger (1924), qui relevait d’une fascination de l’époque pour les objets manufacturés et pour un idéal d’harmonie entre l’homme et la machine. Mais ici le ballet se fait sans l’homme, la machine a conquis son autonomie, jusqu’à l’absurde. L’action est désormais dépourvue de finalité et de temporalité : le déclenchement nocturne du dispositif fait basculer un fonctionnement banal vers l’inquiétant et le sauvage, dans un « décor urbain » que l’on ne contrôle plus.


Didier Béquillard
Stillleben mit Flut, 2007

Dans la vidéo Stillleben mit Flut, Didier Béquillard a photographié in situ dans le port des empilements de six containers,les a ensuite montés en vidéo avec de longues transitions afin que le passage d’une image à l’autre soit imperceptible. Cela répond à la perception qu’il a du paysage portuaire, il se présente comme une longue image numérique dont les pixels seraient les containers. Les murs de containers que le port offre en miroir à la ville sont toujours en mutation. Ils sont modifiés par le travail des transbordeurs qui fonctionnent comme un logiciel de retouche photographique, changeant la couleur d’un pixel ici en effaçant un autre là. Le container-pixel devient l’unité de mesure, l’objet le plus normalisé, celui qui règle la taille de tout ce qui s’échange dans le monde rythme aussi le temps et l’espace.


Carole Fékété
Les Baraques-Plage (Sangatte, 2013), 2013


Une caméra subjective longe la plage de Sangatte Blériot, faisant apparaître l’une après l’autre des baraques alignées sur plusieurs centaines de mètres. Ni récit ni narration, le film propose une déambulation le long de ces fragiles habitations. La mer en vis-à-vis, absente de l’image, est restituée par la bande-son. Face à la mer, les gîtes bricolés et précaires sont clos comme autant de chambres noires dont le contenu ne nous est pas révélé. Cette marche obstinée semble chercher quelque chose dans le paysage fantomatique d’une côte qui s’est appelée « Mur de l’Atlantique ». Avec une attention portée à la mémoire et à ses fluctuations, le film progresse autour d’un dialogue entre l’élaboration du souvenir et la forme de l’enregistrement.


Olivier David
"Ludodrone", 2010

La vidéo Ludodrone associe photographies, animation et modélisation 3D; “duotopie” d'un lieu de transit (escalier,rampe d'accès aux quais, hall de gare). La doublure virtuelle lovée au creux des espaces photographiés est arpentée par un origami; robot organique, jouant de ces propriétés de reproduction et d'effacement. Deux temporalités se rencontrent: le temps photographique comme capture du réel, expérience physique d'un lieu et le trouble d'un temps inouï; le futur antérieur comme temps de la reconstitution et de l'anticipation conjuguées. Ludodrone est une combinaison de ces strates temporelles où des évènements, des nappes sonores, cristallisent le flux vidéo et la reptation d'un origami de synthèse. La domotique comme relation distante au lieu et système de calcul de l'historique, de l'anticipation des évènements au sein et autour d'un habitat, d'un bâtiment, en serait la fiction réalisée.


INFORMATIONS PRATIQUES / ACCESSIBILITÉ

VILLETTE MAKERZ https://villettemakerz.com/2018/02/15/festival-100/

À la jonction de la galerie de la Villette et des berges de l’Ourcq,
La Folie des merveilles est la plus grande des Folies du parc avec ses 600 m2 sur trois niveaux. Elle accueille VILLETTE MAKERZ by WoMa, un laboratoire collaboratif de conception et de fabrication.



Les ŒUVRES étant projetées dans la salle du 1er étage, l’accès n’est PAS ACCESSIBLE AUX personnes à mobilité réduite.
L’OBSCURITÉ NÉCESSAIRE À LA PRÉSENTATION DES vidéos N’EST PAS ADAPTÉ AUX PERSONNES MALVOYANTES.
Merci de votre compréhension.